| Les différentes méthodes de fouille |
|
| Écrit par Caroline | |
|
Les différentes méthodes de fouille CMMETHODOLOGIED1CATHERINEBRENIQUET Sommaire:
Toponymie : étude des noms des lieux Topographie historique : disposition du relief d'un lieu. Schliemann au XIXe siècle a réussi à localiser la croix antique. Il faut comprendre la situation d'où nous partons, le paysage et son évolution. Pour cela il existe différentes méthodes : La topographie aérienne : Elle repose sur le fait que, à l'emplacement du site il y a des perturbations : -indices pédologiques" éléments qui appartiennent à des structures enfouies et qui remontent à la surface -indices hydrographiques"il s'agit de tâches humides qui apparaissent à la surface du sol et appartiennent à des fossés anciens. C'est pour cette raison qu'il faut prendre des photos à différentes heures de la journée. -indices phytologiques (pour plus de précision se rapporter à la page de bibliographie). La magnétométrie : On l'utilise pour étudier les propriétés physiques et chimiques des sols. A l'aide d'un appareil on mesure l'impact du courant électrique. La résistivité au sol : si le courant passe ça veut dire qu'il y a des trous, s'il résiste il y a des murs. La prospection magnétique ou l'électromagnétie : cette dernière est utilisée pour localiser les zones ayant été soumises au feu, ou encore à de l'argile brûlée. L'appareil sert à analyser les minéraux contenus dans le sol et la magnétisation des particules. Les relevés cartographiques : il s'agit d'une technique de positionnement global par satellite, à l'aide d'un émetteur et récepteur baladeur les données trouvées par le chercheur sont directement transmises au satellite par le baladeur. Le récepteur envoie des données au satellite qui dit ce qu'il a trouvé au baladeur. La fouille est une opération de dissection qui procède par enlèvements successifs. ![]() Relevé cartographique Le radar au sol : Il est inventé par les anglais, et est très important pour les archéologues car très précis. En archéologie, l'interprétation est permanente. Les trouvailles sont liées à trois grands événements : "L'origine : d'où elles viennent. "L'utilisation : à quoi elles servaient. "La fin : pour quoi faire ? On trouve des facteurs post-dépositionnel, comme l'écrasement de l'objet dans la terre rapportée, le comblement naturel des ruines, l'érosion naturelle ou humaine. Des situations se présentent pour rendre compte du site, l'accumulation de vestiges, un ensemble clos avec superposition des vestiges, la dendrochronologie, la thermoluminescence (silex calcinés et roches). Il s'agit de la fouille en aire ouverte. On garde le carroyage à des fins stratigraphiques et on fouille en grande superficie. Il s'agit d'une méthode de fouille par carrés complétée par des sondages stratigraphiques. C'est le cas par exemple de la tranchée stratigraphique de Jéricho, qui a une grande hauteur de dépôt. Aujourd'hui on ne la pratique plus car c'est une méthode trop dangereuse. La fouille en aire ouverte permet de fouiller par tranches artificielles, sans se soucier des couches, mais en fait, c'est peut-être la meilleure façon de tout mélanger. A l'heure actuelle on travaille plutôt par contextes : structures, unités stratigraphiques (murs, fosses, sols) de façon cohérente. Schéma de Moberg, introduction à l'archéologie : La fouille n'est pas un acte aussi objectif qu'on veut bien le dire. Les données brutes en archéologie n'existent pas, elles sont tronquées par nature. Les fouilles sont orientées différemment selon vos objectifs scientifiques, vos connaissances, vos expériences, votre spécialité. De plus, les archéologues doivent faire face à de nombreuses contraintes, tels que le manque de temps, de moyens personnels et financiers, l'enregistrement des structures. En effet, il faut enregistrer les trouvailles, le matériel associé aux structures, à la fois pendant la fouille et après. L'enregistrement est capital en archéologie, car la mémoire ne suffit pas, et ce système ne doit pas être lié à l'arbitraire. Il a pour but de dresser un procès verbal de la fouille : "La façon dont les structures se présentent "Les relations qu'elles ont entre elles "Le matériel associé Ces trois points ont pour but de restituer l'ordre stratigraphique. On restitue ce qui a trait à l'archéologie, au temps, ce qui est contemporain avec quoi... Le but n'est pas de tout enregistrer mais seulement le plus important, ce qui ne représente qu'une toute petite partie de la réalité passée. Le site de Suze en Iran est un énorme site archéologique fouillé par J. De Morgan, homme très cultivé. On y a trouvé une accumulation de vestiges en terre crue, mais Morgan ignorait la façon dont il devait fouiller ces bâtiments. Il pratique alors des tranches stratigraphiques de 5 mètres d'épaisseur. A l'heure actuelle, il est indispensable de noter les informations en 3D. Cela va permettre de situer l'espace. Pour cela il faut situer les structures dans un carnet de fouille ou un journal graphique, avec décamétrie installée à deux piquets de carroyages. Ensuite il faut reporter les références de ces structures et compléter ces plans par des coupes installées dans des endroits stratégiques. Puis on note la nature du terrain telle qu'elle est apparut à la fouille. Il faut prendre en considération la limite des structures à l'aide de conventions graphiques (légendes) qui vont changer pour que ce soit aussi clair que possible. Hélas les systèmes ne sont pas encore homogènes et les conventions évoluent selon les époques. On complète ensuite par des photos, et on donne également pour chacun des structures, l'altitude des trouvailles, que l'on convertit au jour le jour, afin de reprendre immédiatement si l'on s'est trompé. Le premier travail est de reconstituer la stratigraphie, car dans les structures il y a les vestiges construits, des unités stratigraphiques, un mobilier associé, on utilise pour cela des fiches préimprimées, inventées par Philippe Joquet (cf : bibliographie) et que l'on nomme fiche-contexte. Sur un chantier préhistorique il faut tout enregistrer, à partir de quoi on essaie de reconstituer la stratigraphie, pour travailler dans la synchronisation. En général, on établit des digrammes stratigraphiques ou « diagrammes de Harris ». Ces derniers permettent de matérialiser les relations stratigraphiques les unes par rapport aux autres, pour comprendre le site. Il existe trois types de relations entre les unités stratigraphiques : "L'absence de relation "La superposition "L'équivalence Pour ce faire, Harris a proposé des conventions. Chaque unité à des références qui sont enfermées dans un petit carré. On va regrouper ces séquences et les assembler au matériel. On met ces phases en périodes pour retrouver l'histoire générale du site. Pour cela on utilise la datation relative où c'est le plus récent qui date. Tout étude archéologique doit commencer par l'évaluation d'un échantillon sur lequel on va travailler. La présentation de l'étude de terrain doit être stéréotypée : "Présentation du style dans son environnement "Stratigraphie, architecture, céramiques, objets, études spécialisées. Les compilations et explications : Quatre grandes sous-catégories dans ces travaux. "Catalogues : (inventaires, corpus de monuments ou d'objets). Dans ces catalogues, la nature est très variable. C'est l'apparition de codes descriptifs avec la période des ordinateurs, période à laquelle on peut tout décrire car la recherche avance mais personne, ou peu de personnes utilisent l'ordinateur. On crée des groupes avec des propriétés qui leur sont propres. La classification peut masquer le corpus de notre objet. Un corpus est un ensemble de documents servant de base à a description dans un domaine ou à l'étude d'un phénomène. On a aussi recours à la typologie qui met en évidence l'évolution chronologique, ainsi qu'aux méthodes de la statistique descriptive. Le résultat se présente sous la forme d'un camembert, d'un histogramme ou d'une matrice (tableau à quatre entrées). L'analyse factorielle permet de trouver la bonne méthode et de ne pas se fier totalement aux ordinateurs. "Techniques de sériation : On l'emploie notamment dans les cimetières. On réalise des matrices de présence-absence, un tableau à double entrée, avec des critères (forme de la tombe etc.) Il est nécessaire de permuter les lignes et les colonnes entre elles de manière à obtenir des informations ; "Reconnaissance des formes : La lecture des vestiges pose problème, surtout tout ce qui a trait à l'iconographie. Généralement la lecture se fait en fonction de la tradition. "Les inférences historiques : Il s'agit d'une opération intellectuelle par laquelle on passe d'une vérité à une autre vérité, jugée telle en fonction de son lien avec la première. La déduction est une inférence. Il s'agit d'une mise en perspective de tout le reste. On réalise un échafaudage de propositions pour reconstituer des contextes historiques. Ces hypothèses se rapportent : ¤au fonctionnalisme, c'est-à-dire le fonctionnement des sociétés. ¤au diffusionnisme, qui est l'explication d'un phénomène par quelque chose d'extérieur. ¤à l'évolutionnisme, dont les sociétés vont du plus simple vers le plus complexe. L'archéologue fait appel à des modèles interprétatifs et doit rester maître du résultat. Cette technique est très bien documentée par l'archéologie.
|
|
| Mise à jour le Vendredi, 16 Septembre 2011 21:24 |


